Revue de presse

Cafouinpour site
Cafouin 10.2014
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Cafouin 10.2014
Union 2014L’Union 01.09.2014
robe_3
Fr3 Champagne-Ardenne 28.04.2014
défilé-eco
L’Union 29.03.2013
Guimauve, chocolat et réglisse : toutes les saveurs réunies à la fin du défilé.
Hebdo  16.05.2011
Elena Viette présente l'une de ses créations : la robe bustier en réglisse.
Hebdo   5.05.2011
final-de-spectacle
L’Union 25.02.2011
La mode a ses créateurs –  A Reims, l’étoffe de l’âme
Elena : « Osons porter certaines toilettes »  Elena et l’étoffe du héros

 Cafouin 10.2014

L’INVITEE
ELENA VIETTE
CREATRICE ORIGINALE DE ROBES PEU BANALES…

Le Cafouin ne pouvait pas se permettre de ne pas inviter Elena Viette dans ses colonnes. D’abord parce que son atelier au 64 de la rue Emile Zola est à quelques centaines mètres des « Trois Piliers», ensuite parce qu’elle fait partie de ces artistes qu’on a plaisir à rencontrer, autour d’une tasse de café, dans son petit coin boudoir… et dont on a envie de raconter le parcours.
Elena Viette est née à Moscou. Une ville ou les femmes ont un sens inné du goût, de l’élégance. « Même avec de petits moyens, les moscovites essaient de trouver des tenues qui les rendent uniques, les mettent en valeur ».
Elle n’a que trois ans et demi quand sa maman l’emmène visiter le musée des Beaux-arts de la ville. « Chez nous on commence très tôt à aller au théâtre, écouter de la musique, voir des ballets. Les Russes estiment que, même si on oublie, même si on ne comprend pas tout, on est imprégné de beauté ».
Mais comment cette approche de l’art vous a-t-elle amenée à la couture ?
J’étais souvent avec ma maman, qui m’a appris à coudre. Petite, je dessinais déjà des tenues, je n’ai jamais fabriqué de robes pour mes poupées. Ma première poupée, c’était ma mère, que j’adorais habiller ! A l’âge de douze ans, ma maman s’est inscrite à un stage de stylisme, initiation à la création de vêtement, dans une grande entreprise et a demandé l’autorisation de m’amener avec elle.
Pour ses treize ans, son oncle lui offre sa première machine à coudre et elle commence par habiller son entourage. Son bac obtenu, avec mention « excellent », elle hésite entre les Beaux-arts et la mode. Ses professeurs la voient déjà entrer à l’Université. « Je suis entrée… dans une usine de confection ! J’ai commencé au bas de l’échelle, comme apprentie petite main. Un travail répétitif, banal, intensif. Il fallait tenir le coup ! » Elle résiste, tient bon et se dit qu’elle a trouvé sa voie.
C’est là que vous avez décidé de devenir styliste ?
– J’ai étudié à l’Université Nationale du Design et de la Technologie et obtenu mon diplôme d’ingénieur en 1988.
A 26 ans, elle ouvre son premier atelier à Moscou, où elle dessine et réalise de petites collections. Dans cette grande capitale, les grands magasins possèdent (comme à Paris) des « corners » où les petits créateurs peuvent exposer et vendre quelques pièces.
Quand êtes-vous arrivée à Reims ?
– A 29 ans, je me suis mariée avec un rémois et je suis venue habiter ici. J’ai monté mon premier atelier rue Henri Barbusse, en octobre 2004. Puis, il y a trois ans, je me suis installée rue Emile Zola.
Comment peut-on vous définir ? Créatrice ? Couturière ?
-On me considère surtout comme créatrice de robes de mariées. Sur mon site, on voit que je réalise aussi des tenues pour évènementiels. Pourtant, mon vêtement chouchou, c’est le tailleur ! Pourquoi ? Parce que c’est du « haut pilotage de couture » ! Et, bien sûr, j’habille aussi l’entourage de la mariée : mère, demoiselles d’honneur… Et je crée aussi des tenues de ville.
Créer une robe de mariée, ça va au-delà d’une simple confection de vêtement ?
– Robe de mariée ou robe du soir, j’appelle ça de la « couture-thérapie » ! Avec une future mariée, au début, on parle. J’ai besoin de la comprendre, de ressentir ses émotions, déceler ses points forts et ses points faibles, tant du point de vue du physique que du caractère. Chaque fille a besoin d’être sûre d’elle et de se senti à l’aise et confortable dans sa toilette.
Elena aime voir ce que donne la robe, avec maquillage, coiffure. Elle donne des conseils pour la coiffure, le bouquet, les chaussures, confectionne parfois des accessoires.
La couture, ce n’est pas seulement coudre un vêtement, c’est aussi agir avec tact ?
Il faut du goût, un œil exercé. On doit chercher, pour chacun, les proportions et l’harmonie. Chaque femme qui est en face de moi est différente des autres. Je dois tenir compte de sa morphologie, de sa couleur de cheveux, de ses proportions, de la forme de son cou et de sa silhouette, afin de mettre en valeur ses atouts et … effacer les petits défauts ! Le tout avec diplomatie : il fait trouver les mots justes.
Créatrice plus que couturière ?
– Oui. Je me considère comme créatrice. Je dessine le croquis, je crée le patron, je choisis les tissus. Je réalise d’abord le modèle sur toile. Je procède à plusieurs essayages jusqu’à ce que tout soit parfait et ensuite seulement je réalise le vêtement avec le tissu choisi.
Sur un portant, dans un coin de l’atelier, plusieurs tenues de ville. D’apparence classique. Mais c’est mal connaitre Elena et son inventivité : elle détache un col, retire une pièce amovible, qui se transforme en ceinture, en basque, métamorphosant totalement la robe ou la veste. Une véritable « transformation à vue » !
Elena n’hésite pas à montrer ses créations, portées par des mannequins, lors d’évènementiels ou de soirées à caractère caritatif. Nous l’avions suivie, il y a quelques années, lors d’une soirée à l’école Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle. Sur la scène du grand auditorium, elle avait organisé un « show » qui mêlait musique classique et défilé de mode, ou plutôt mise en scène de mode. Mannequins d’un jour, des étudiants de plusieurs écoles. Coiffeuses et maquilleuses, des élèves du LP Europe. Et à la prise de vue, éclairage et sonorisation, des étudiants en audio-visuel.
Dans son atelier, elle reçoit des élèves de tous les niveaux de formation, depuis le LP jusqu’ aux écoles de stylisme et de mode. Elle accepte aussi de prendre des jeunes en stage de découverte, pour leur apprendre le goût. Cette lauréate des « Noëls de l’Art » 2008, où sa robe du soir lui a fait obtenir un prix, est heureuse de transmettre sa passion, son expérience à d’autres futures jeunes créatrices.
On aperçoit des robes plutôt curieuses dans votre atelier ?
-J’utilise tous les matériaux qui servent à l’habillage des bouteilles : Manchon, muselet, capsule, bouchon. Je voulais mettre à l’honneur notre région viticole, en créant des robes à partir de ces matériaux : Robes du soir en bouchons, en muselets, brodées de capsules ou lamelles de papier d’étain. Certaines de mes tenues nécessitent plus de 300 heures de travail et 2500 pièces.

A suivre…

Elena Viette, styliste inspirée du champagne

Publié l’Union le 01.09.2014
REIMS (51). Elena Viette, originaire de Russie, a installé sa boutique-atelier au quartier Zola. Ses créations rendent hommage à sa terre d’adoption.

Elena Viette crée et fabrique des robes en hommage au champagne.Union 2014
La boutique-atelier, située dans le quartier Zola, est animée par un personnage atypique qui n’a eu de cesse d’assouvir sa passion. Pour Elena Viette, styliste, tout a commencé, à Moscou, sa ville natale. Elle esquissant ses premiers croquis vers 7 ans. À 12 ans, elle suit pendant deux années, tous les week-ends, des cours de stylisme, modélisme et couture. Sa maman devient sa première cliente. Elena poursuit ses études à l’université de design de Moscou d’où elle sort ingénieur de textile.
Cupidon lui ayant fait prendre la nationalité française, à 30 ans elle s’expatrie pour arriver à Reims. La barrière de la langue lui impose une adaptation de quelques années avant de retrouver sa passion.
Son esprit d’indépendance la pousse à évoluer seule dans son entreprise, malgré les difficultés administratives et l’ampleur de la tâche. Elena ouvre son premier atelier rue Henry Barbusse pour mener de front vie familiale et professionnelle.
Elena fonctionne comme une artiste. Les idées se bousculent, elle enchaîne ses collections qu’elle présente dans des défilés. Depuis son arrivée à Reims, elle mûrit un projet ambitieux : valoriser la région par des créations liées au champagne. Elle s’impose des conditions en utilisant des matières en relation directe avec son projet et regarde les défilés de haute couture pour éviter tout plagia. Elle pense ses créations en 3D : elle cherche les sensations sculpte ses modèles afin d’obtenir des volumes.
La matière première, les bouchons de champagne, Elena l’a récupère par une annonce humoristique sur facebook (« s’il vous plaît, il me faut 2000 bouchons de champagne, ne me laissez pas devenir alcoolique »). Ainsi ont abondé bouchons, capsules et muselets. une aubaine que la créatrice a mise en valeur en présentant cette collection lors d’un défilé aux côtés d’Ezio Bottoni en mai dernier. Son vœu le plus cher, c’est que ses œuvres trouvent écrin dans les caves de la région.
Son atelier, c’est aussi des créations uniques pour que les femmes se sentent belles. Elle se dépasse aussi lorsqu’on lui propose un thème comme ses créations pour le patinage artistique, c’est la que son imagination prend tout son sens.

Des robes de haute couture fabriquées avec des bouchons de champagne

Fr3 Champagne-Ardenne, le 28.04.2014

Installée à Reims depuis 25 ans, la styliste russe Elena Viette rend hommage à sa région robe_3d’adoption via ses créations stylistiques…Certaines de ses robes sont entièrement fabriquées avec des bouchons et des capsules de champagne.

Certaines réalisations nécessitent plus de 300 heures de travail et 2500 pièces.
La styliste Elena Viette réalise des robes avec des bouchons ou des capsules de champagne…

Regardez ce reportage signé Sarah Nabli et Isabelle Griffon :


Artistes, artisans  commerçants se mobilisent contre le cancer

 Publié L’Union le vendredi 29.03.2013

Christine Muller, coiffeuse et Elèna Viette, créatrice de mode s’unissent  pour défilé-ecocréer l’événement.  Leur projet :  un spectacle en faveur de la Ligue contre le cancer.

ELLES sont amies, créatrices, on pourrait presque dire artistes : l’une, Christine Muller, est coiffeuse, l’autre Eléna Viette créatrice de mode. « Nous avons décidé de mettre sur pied un événement en faveur de la Ligue contre le cancer ». « On ne voulait pas s’investir à moitié, et se borner à donner de l’argent », insiste Eléna Viette. « Nous tenions à ce que ce soit un moment agréable pour parler d’un sujet qui ne l’est pas », ajoute Christine Muller. Elles ont associé la mode et les arts. Le projet germe depuis plus d’un an et mêle défilé des créations d’Eléna et tenues de la boutique Homme, musique, slam et danse. Les robes d’Eléna sont tout sauf classiques : Elles sont en… objets de récup’! Sacs poubelles, languettes de canettes, chutes de tissus, carton d’emballage. Clin d’œil -apprécié- à notre journal, une jupe est faite de pages de l’union !

Un bel élan de générosité

Il leur fallait de la main-d’œuvre. « J’ai demandé au Greta de Reims et au CFA de Châlons-en Champagne de me procurer des apprentis, en esthétique et en coiffure, pour m’aider à préparer les modèles ». Des élèves hôtesses de l’école Tunon accueilleront les visiteurs. Christine coiffera « en situation » devant le public. Ensuite, un spectacle Melzitémo, un duo de « spoken word » (slam en musique), avec Brice Verdure et Sébastien Gavignet, se déroulera avant une prestation chorégraphique du studio Attitude danse. Tous les bénéfices seront reversés à La Ligue contre le cancer et l’association « 1.000 femmes, 1.000 vies » (une association contre le cancer de l’utérus). Entracte avec restauration. Entrée : 5 euros. Tickets à retirer 6, rue de l’Ecu (Salon), rue Emile Zola (E. Viette) ou sur place. Jeudi 4 avril à 19 heures. Maison Saint-Sixte, rue du Barbâtre.



Un défilé presque parfait

Publié Hebdo, le 16.05.2011

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 Samedi dernier, c’était l’effervescence au restaurant l’Apostrophe, place d’Erlon à Reims. Elena Viette, en partenariat avec les chocolatiers Deléans et la propriétaire du salon de coiffure Picky Hair, présentait ses créations pour le plaisir des yeux mais aussi des papilles. Les curieux étaient aux aguets devant les vitrines, les mannequins étaient à croquer, le restaurant plein à craquer de clients impatients de découvrir ce défilé gourmand. Aussi, après une première partie consacrée à un défilé classique, les mannequins sont réapparues habillées de vêtements comestibles ! Les créations hautes en couleurs d’Elena Viette ont fait sensation ! Le public a pu découvrir des robes ornées de chocolat, de guimauve, de réglisse ou encore de bonbons. Certains mannequins portaient avec grâce des tenues de plus de 10 kilos ! Et si vous avez manqué ce défilé, une séance de rattrapage est d’ores et déjà programmée le 23 juin.



Croquez vos vêtements !

Publié L’Hebdo du vendredi, le  5.05.2011

Pourquoi se draper de soie, de lin ou encore de velours quand on peut le faire avec du chocolat ? Exit les défilés de mode traditionnels ! L’idée originale d’un « Défilé gourmand » est venue à l’esprit d’Elena Viette.

  • Elena Viette présente l'une de ses créations : la robe bustier en réglisse.

    Elena Viette présente l’une de ses créations : la robe bustier en réglisse.
    Le thème ? La gourmandise. Les mannequins seront belles à croquer ! Les chocolatiers Deléans se sont, eux aussi, prêtés au jeu pour réaliser la matière que la styliste russe a travaillé. Christine Muller, propriétaire du salon de coiffure Picky Hair, est chargée de coiffer et de maquiller tous les modèles. On joue avec les couleurs, les formes, la texture des aliments. « Cette fois, le plaisir n’est pas seulement gustatif, il est visuel » affirment Vincent et Francesca Frodefond, propriétaires de la chocolaterie depuis 14 ans.
    Éviter que le chocolat ne fonde La styliste utilise une base en tissu pour faire tenir le chocolat. La cuisson est différente. Tous les vêtements comestibles se conservent à température ambiante pour permettre une meilleure tenue. Mais attention ! Si celle ci excède les 25 degrés, le chocolat fond. « On est en train de réfléchir à la posture que devront avoir les mannequins pour éviter que leur peau ne touche trop le chocolat » explique Elena Viette. Petit dilemme. Si l’on considère que la température du corps est de 37 degrés, au contact de la peau, le chocolat fondrait inévitablement. Mais pour la styliste, « ça fait partie du défi ! » Car oui, c’est un véritable défi puisque ce défilé représente près de deux mois de travail et de nombreuses nuits blanches, 22 mètres de bande pour 3000 pastilles. Les robes en chocolat pourront atteindre les 10 kilos ! On prévoit huit tenues, déjà réalisées ou en cours de réalisation. « Les tenues seront courtes pour éviter que le chocolat n’entre trop en contact avec la peau ou qu’il ne se casse. » précise la créatrice. Il y a cette robe de couleur jaune et bleue confectionnée avec le chocolat Effervescence, en référence à la région. Ce chocolat qui pétille dans la bouche, donnant ainsi l’illusion de boire une coupe de champagne. Mais aussi : cette autre robe en guimauve blanche et violette, ce bustier en bonbons et papillotes, un autre bustier en réglisse et un bouquet de mariée dont les roses sont en chocolat.
    Un travail en partenariat Les chocolatiers Deléans, la styliste et la coiffeuse travaillent en partenariat. Le but n’est pas de se promouvoir à tout prix mais d’apporter un souffle nouveau. L’idée, c’est d’abord de s’amuser et de créer. « On essaie de sortir de l’ordinaire », affirment les chocolatiers. Exemple avec les mannequins :« Je les ai choisis en fonction de leur charisme, de ce qu’elles dégagent », assure ainsi Elena Viette. La plus petite mesure 1m58 et la plus grande 1m70. Leur seul point en commun ? Une longue chevelure, exigée par la coiffeuse. De l’ambition, de l’exigence et du travail : la clé de la réussite ? Rendez vous le 14 mai pour le savoir.



    Défilé / « Reims sous toutes les coutures »

    Mieux qu’un défilé de mode

    Publié  L’Union, le 25.02.2011

    Une présentation de couture devient spectacle musical et associe des étudiants de cinq écoles différentes : c’est l’idée originale de deux amies, l’une styliste, l’autre violoniste.

    « ELENA a commencé par me faire mes robes de concert. Elle est venue m’écouter. On a sympathisé », confie Catherine Roberti. La violoniste du quatuor Viva s’apprête à jouer, avec les trois autres artistes, dans l’auditorium de l’école Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle. L’ensemble à cordes accompagne un défilé… ou plutôt un « spectacle de mode » mettant en scène les toilettes d’Elena Viette, styliste et couturière d’origine russe. Elena-Viette-et-VIVA« Nous jouons pendant que les mannequins défilent. Ce défilé, c’est notre bébé. Un concept né d’une amitié et d’un respect mutuel pour l’art de chacune », ajoute Catherine Roberti, qui porte une robe du soir d’Elena. Cette dernière, dans les coulisses, vérifie les détails, ajuste une bretelle. « Avec Catherine, nous avons imaginé la mise en scène, choisi les musiques avec Frédéric Amman (autre violoniste du quatuor) », précise la lauréate des « Noëls de l’art » 2008. Pour monter son projet, elle a fait appel à des étudiants.

    Écoles partenaires

    C’est ainsi que les BTS Négociation et Relation Client du lycée Colbert, les étudiants de Techniques de commercialisation de l’IUT, les élèves de Bac Pro Esthétique et Métiers de la Mode du LP Europe et les futures hôtesses d’accueil de l’école Tunon ont participé, soit en présentant les créations, soit en apportant leur concours dans les tâches de communication et de démarchage. Laure, du lycée Colbert, s’est chargée de toute la partie organisation. « C’est la première fois que je porte une robe du soir », avoue Gwenaëlle, aux mains de la maquilleuse. Nadège Bertrand et Sophie Kozlowski, enseignent la couture au LP Europe et jouent les habilleuses : « L’intérêt pour nos élèves, c’est de découvrir le côté spectacle devant un public ».final-de-spectacle
    Les étudiants en audiovisuel sont derrière les caméras. « La difficulté, dans un défilé, c’est de faire coïncider l’aspect artistique avec les contraintes techniques liées à la lumière », explique Gianni Zampieri, leur professeur. Le public a apprécié l’originalité du défilé : une véritable histoire, en musique, prétexte à montrer des tenues de rêve, de jeunes mannequins très à l’aise et le talent du quatuor Viva.
    Le final, avec la traditionnelle robe de mariée, a été très applaudi.



    La mode a ses créateurs
    A Reims, l’étoffe de l’âme

    Publié L’Union, le 20.12.2009

    Comme vêtement préféré, Elena a choisi cette veste noire en laine, qu'elle a agrémentée de petites rayures argentées et d'un double col parachevé par un drapé.Comme Edith Piaf tombée sous le charme de Marcel Cerdan, l’amour pour un champion de boxe a amené Elena Viette à Reims en 1994. Après avoir travaillé à son domicile comme couturière en faisant principalement des retouches, elle s’est installée à son compte dix ans plus tard, puis a pris pignon sur rue en 2006 dans un quartier périphérique.
    À l’entrée de son magasin, un guéridon avec deux fauteuils de chaque côté indique d’emblée le sens de l’hospitalité qui caractérise cette Moscovite à l’accent gai et chantant. Elle y reçoit ses visiteurs pour le choix des modèles.
    Mais cette blonde exubérante aux yeux clairs, pleine de vivacité, ne tenant pas en place dans sa grande boutique qui paraît trop petite pour elle, espère bientôt changer de local en se rapprochant du centre-ville. Si sa clientèle vient de loin, de Paris et même de Belgique et d’Allemagne, elle aimerait avoir une devanture plus visible pour mettre en valeur sa ligne de vêtements.
    Des études de chimie
    Cette Russe qui a obtenu un prix cette année dans la cité des Sacres a, en effet, suivi cinq années d’études dans son pays pour devenir ingénieur en textiles. Avouant son attirance pour la soie et la laine, elle a aussi étudié la chimie pour connaître la réaction des tissus naturels ou synthétiques avec le temps.
    Sa vocation est née durant son enfance quand elle réalisait ses poupées en les découpant dans du carton, comme elle le montre sur une photo en noir et blanc où elle apparaît, torse nu, près de son grand frère. Elle a trouvé, depuis cette époque, de quoi se vêtir.
    Cette perfectionniste, qui recherche toujours une touche originale en adorant mélanger les matières et les teintes, s’occupe de la réalisation de ses habits de A à Z. Ils portent tous ses initiales, signe de sa griffe, mais elle n’est pas obsédée par une présentation de ses collections, même si elle doit passer par là pour son site internet en cours de préparation.
    Son travail minutieux se développe en plusieurs étapes : le dessin, le patron dont elle établit un modélisme, le prototype qu’elle élabore avec du coton brut pour l’ajustement, et la fabrication proprement dite. Les robes de mariage et les vestes représentent les deux tiers de sa production, qui concerne surtout les femmes. Elle se consacre aux hommes dans des cas particuliers, comme les costumes de scène de « TarzanBoy », un spectacle de Fabrice Melquiot bientôt monté au Théâtre de la Ville à Paris.
    La griffe slave
    Même si elle travaille sur mesure, les prix restent corrects, avec une base de 30 euros pour une tunique, 70 pour une jupe, 120 pour un pantalon et 500 pour la tenue matrimoniale.
    Ses origines slaves s’expriment dans son goût pour la fourrure et les broderies. Mais, sur ces dernières, elle aime aussi broder des pierres précieuses qu’elle choisit en fonction de la personnalité du client : « L’améthyste est liée à la spiritualité, la citrine à l’harmonie corporelle, et l’œil-de-tigre à la protection de soi. On peut aussi changer d’esprit et le regard des autres sur soi d’après la couleur. Le rouge donne de la force, l’harmonie vient du vert, le bleu dégage de la liberté, de l’indépendance et de l’assurance », affirme cette passionnée d’ésotérisme et de philosophie zen, qui affiche aussi ses croyances religieuses par une croix imposante sur sa poitrine avec une améthyste pour la valeur qu’elle lui attribue mais aussi pour sa couleur violette proche de la violine, sa préférée. Ses créations dépassent ainsi le simple aspect vestimentaire. Elle cherche à magnifier les personnes qui les portent, à les personnaliser, à leur donner une image unique par le biais de leur tenue, dont l’enveloppe reflète aussi le cœur du sujet. Cette admiratrice de Thierry Mugler, dont elle apprécie le style architectural, cerne aussi cette troisième dimension, l’étoffe de l’âme.



    Elena : « Osons porter certaines toilettes »

    Publié L’UNION,le  2.01.2009

    Eléna Viette : un vêtement c'est comme une seconde peau.« A quatorze ans, je cousais tous mes vêtements » : Elena Viette, d’origine russe, a toujours adoré la mode. La jeune fille entre à l’Université de Design de Moscou et y apprendra stylisme, modélisme, modelage des patrons, réalisation. Elle épouse un Rémois qui travaille là-bas, le suit à Reims. Elle monte son entreprise de créations sur mesures. Son atelier, coloré, lumineux, est à l’image de cette pétillante créatrice de toilettes « glamour ». Broderies, perles, fleurs, volants et drapés : les robes d’Elena sont faites pour que celles qui les portent soient vues. « Je suis passionnée de lignes, regardez ce modèle : Il est très graphique ».
    Donner confiance
    Elena parle avec sa cliente, l’observe, pour comprendre son style : « Je veux créer quelque chose de différent, tout en gardant sa personnalité ». Elle fera des croquis, procédera à des essayages sur toiles. « J’adore structurer le tissu, utiliser des pierreries ». Ses tailleurs, classiques, ont toujours un détail original, des revers brodés. « Il faut faire ressortir le caractère, amener les personnes à oser porter certaines toilettes ». Elle travaille aussi pour la danse, le théâtre, le patinage… Sa récompense ? Voir briller les yeux de sa cliente devant le miroir : « Elle prend confiance en elle. Son allure change, elle se tient plus droite ». Pour celle qu’on vient voir « un peu comme un médecin de famille », chaque femme est unique : « Et j’adore les rendre encore plus belles ». Un peu magicienne Elena.



    Elena et l’étoffe du héros

    Publié L’Union, le 11.2006

    Jackson Chanet aime soigner ses tenuues de gala. Samedi à Bercy, il apparaitra en toréador, un habit de lumière conçu par Elena Viette, une créatrice de mode rémoise d’origine russe…
    La diplomée de l’université de Moscou (Bac+5) a decouvert le monde de la boxe en 2004 par l’intermédiaire de son époux: « Il connaît bien les dirigeants du full contact et de la boxe anglaise. L’idée était d’organiser des défiles de mode pendant les soirées pour apporter une autre touche. Jackson a vu mon travail et, depuis, nous travaillons ensemble… »
     » Il veux de l’original »
    « C’est quelqu’un de très fort dans la vie, mais aussi de très respectueux, trèstendre avec sa petite fille. Il a une personnnalité et, pour ses tenues, il souhaite quelque chose d’obligatoirement original. Comme je suis un peu novice, il me dit si telle ou telle tenue n’a pas déja éte créée il y a quelques années », résume la styliste. Le Bragard fournit le thème et Elena « planche » plus d’une vingtaine d’heures : « Et encore, je ne compte pas le temps mis pour soigner les détails. Pour la tenue de Tarzan lors du championnat d’Europe à Reims, la cape tenait grâce à une patte de tigre. Il a fallu que je fasse des recherches à partir de dessins, de photos… ».

     

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